20.09.2008

Scrchhhhhh

Prrrrrrrr...scrchhhhhhhh.....problème de connexion internet pendant une semaine ou deux......crshhhhhhh.......la suite dès que possible....CRassshhhhhhhhh.....

14.09.2008

Douceur d'un dimanche soir.

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Juste le partage d'un dimanche soir sous la yourte.
La respiration des enfants, le crépitement des bûches dans le poêle, la chaleur qui s'en dégage, la douce lumière d'une lampe fleur, le chat qui entre doucement par l'un des croisillon...

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Difficile d'imaginer qu'il fait 5° dehors, que le vent souffle doucement, que l'automne approche à grands pas.
Malgré les inquiétudes, un moment de sérénité quant au climat. Nous serons bien ici.

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Je remarquais l'autre matin à quel points les tensions sont moins fréquentes entre les enfants, les colères moins fulgurantes, les moments de décharges quasiment inexistants. Pas de résistance à partir à l'école, pas de crise à la sortie de l'école.

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De la douceur, de la douceur....

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Et des photos, des écritures, des sculptures.

Des sourires, des sourires.


Les photos précédentes sont d'Ismaël.


Sur cette douce couleur, je vous souhaite une bonne nuit.

 

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la piscine du jeudi.

Tous les jeudi, nous essaierons d'aller à la piscine.

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Nous avons la chance de pouvoir aller dans une piscine dessinée par André Wogenscky, disciple de Le Corbusier, qui est très agréable, d'autant qu'en arrivant nous passons devant l'église dessinée par Le Corbusier et achevée de construire il y a deux ans.

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Bon, en construction, cela faisait bizarre, mon amie mexicaine trouvait qu'elle ressemblait à la maison de Bob l'éponge, mais au final, il se dégage une grande force et une grande beauté de ce lieu.

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http://lecorbusier.ville-firminy.fr/agenda.php


Revenons à la piscine.
Dans le bassin des enfants, bien sûr, personne, hormis mes enfants, et parfois quelques mamans venues se faire masser par les jets de bulles.


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Dans le grand bassin, quelques adultes, et l'ai-je imaginé, quelques regards désapprouvant les éclaboussures générées par Louise et Mado...Ben oui quoi, ils viennent là entre midi et deux, un jeudi, pour justement pouvoir nager dans plus de 5 centimères  carrés (rô, je le laisse celui-là de lapsus, je l'aime bien), ET BIEN NOUS AUSSI !!!!

Toboggan pour nous, bassin moyen pour nous, maîtres-nageur pour nous, douches pour nous ( au moins, je sais aussi pourquoi je paie, douches municipales, c'est au moins la douche de la semaine...naaaaan, j'rigole, ils se douchent aussi chez leur père, je vais avoir les services sociaux sur le dos si je dis que la seule douche c'est le jeudi à la piscine, en plus de la scolarisation à la maison, les yourtes, et tout le reste....)...

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Vous remarquerez l'élégance poussée à son maximum : les enfants ont des bonnets de bains aux couleurs Le Corbusier !!!

Une dernière photo, parce que j'adore le sol du bassin des enfants, on a l'impression de marcher sur des bulles flottantes, et cela fait une très belle lumière, c'est très doux.

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C'était la rubrique culturelle javelisée du jeudi....quoi, on est dimanche, mince, chui en r'tard, chui en r'tard !




11.09.2008

Mardi

Comme tous les prochains mardi, nous nous rencontrons avec deux autres familles qui ont fait le choix de l'école à la maison. Nous nous sommes retrouvés pour des raisons géographiques, mais nous avons également la même notion de lâcher-prise sur l'apprentissage. Nous nous retrouvons à tour de rôle chez les uns et les autres.

Les enfants ont donc l'occasion de passer une journée avec d'autres enfants, pas forcément du même âge, ce que nous trouvons enrichissant. Au programme, une réunion en début de matinée, pendant laquelle les enfants expriment leurs envies, et si cela est possible, nous les mettons en oeuvre. S'il n'y a pas de demande particulière, nous les laissons jouer. Ce qui ne nous empêche pas de faire ce que nous, adultes avons envie de faire, et d'y intégrer les enfants s'ils montrent un intêret. C'est ce qui c'est passé quand la maman présente m'a proposé de faire du Tai chi, nous avons commencé, Mado était très interessée, et Clara et Louise, très occupées à jouer aux princesses-chevalières, se sont quand même arrêtées pour regarder ce que l'on faisait. Cela fera son chemin dans leur tête.

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Allez, juste parce que j'aime les pieds:

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Nous avons également préparé une pâte à pizza, pour le repas du soir, totalement initiée par deux des enfants.

Cela peut paraître, de prime abord, bien fade et vide, mais en observant ce qui se crée dans les liens, dans les regards, dans les questionnements, dans les prises de responsabilité, c'est juste sucré, pimenté, riche, doux et simple. Leurs différences, similitudes, complémentarités, nos différences, similitudes,  complémentarités d'adultes, créent une alchimie, une instance de références créatrices. Sans qu'il n'y ait besoin de plus. En tout cas pas ce jour là.




Le soir, en préparant les pizza, Mado a été inspirée, elle était kirikou :

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08.09.2008

J'entends déjà...

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"la grande famille", Magritte

...certains me dire ( comme cela a déjà été fait) : "oui, mais les enfants, il faut qu'ils apprennent à en baver, la vie est dure, on ne peut pas les protéger tout le temps."

Mon devoir de parent est de protéger mes enfants. C'est un fait incontestable. Ce qui ne veut pas dire les surprotéger, mais simplement éviter les souffrances inutiles. Il y en a effectivement suffisamment dans la vie. Je pense que certaines souffrances sont néfastes au developpement de la personnalité intrinsèque de l'enfant. Elles ne construisent pas, elles détruisent. Alors bien-sûr, on ne peut tout éviter, heureusement, et on sait maintenant qu'on peut se reconstruire après des traumatismes, après des erreurs de parcours ( si je considère que l'école n'inflige pas nécessairement des traumatismes). Mais je pense également que l'enfance devrait être le tremplin privilégié vers le monde des adultes, et se sentir sécurisé, sûr de soi, se connaître vraiment, est ce qui peut favoriser sa propre capacité à affronter et transcender les aléas de la vie. Davantage que la difficulté quand on est encore enfant. Je ne suis pas sûre que l'Institution Education Nationale ait cela en tête ( cf les derniers textes), même si comme je le disais, je pense que certains professeurs essaient d'en tenir compte.


C'est le chemin que j'ai choisi pour mes enfants. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne souffrent pas, ils portent aussi leur croix, on en parle, ils pleurent, ils se mettent en colère, ils ont des cauchemars, ils trouvent la vie injuste, comme les autres, mais ils apprennent aussi à se construire sans compétition, en ayant le droit de s'exprimer et d'être eux-même.


Ce qui ne veut pas dire non plus que les enfants scolarisés ne peuvent pas trouver ces ressources là, que tout est négatif, que les parents qui scolarisent sont des monstres d'inconscience, chacun fait le choix qu'il sent, mais en tout cas, je pense qu'il est essentiel de savoir et de garder en tête, qu'on devrait avoir le choix. En fonction de son histoire, de son chemin, de ce que l'on est et de ce dont on a besoin.

L'Institution Education Nationale.

Avant de continuer, j'ai besoin de faire le point sur ma vision de l'école traditionnelle. Ayant préparé pendant un trimestre le concours de professeurs des écoles, fréquentant le milieu scolaire pour mes enfants depuis environ 7 ans, et ayant travaillé en collaboration avec certains de par mon métier, j'ai une vision assez large de cette grande maison.
Je suis fondamentalement contre le système qui tend à annihiler complètement l'individu dans sa singularité. je suis également contre l'esprit de compétition qui est autant lié à notre culture, qu'au système de notation.

Je pense que l'école a été un moyen essentiel d'accès à la lecture, écriture, culture dans un autre siècle, qu'elle était nécessaire, mais à mes yeux, il y a actuellement d'autre moyens, et cela peut se faire de maintes et maintes façons. Je ne suis pas d'accord avec l'école publique unique, qui tend à éteindre la créativité et l'individualité. J'aimerai que différents choix soient possibles, de pédagogies, de lieux, de temps, sans que cela ne soit perçu comme de la marginalisation.

Ce que je souhaite exprimer également, c'est que dans cette grande maison, malgré tout, exercent des personnes extraordinaires, qui respectent l'enfant, qui sont essentielles dans le chemin de certains. Je les en remercie, Clara en a croisé, et cela a été capital. Mais le travail qu'ils ont fait à servi à restaurer la catastrophe infligée par une de leur collègue (qui pensait bien-sûr que la catastophe venait de nous, les parents).

Pour tout cela, j'ai choisi d'instruire mes enfants en famille, en gardant un lien avec les autres enfants, avec d'autres adultes, en leur laissant le choix, qu'ils décident de rester à la maison, ou de retourner à l'école.

Quand je dis que mes enfants sont heureux d'arrêter l'école, souvent les adultes me répondent : " ah ben ça, s'ils ont le choix, c'est sûr qu'ils vont arrêter".... Cette phrase m'interpelle. En effet, est-il normal que l'enfant ait envie d'arrêter l'école, qu'il ne s'y sente donc pas bien, et est-il normal que l'adulte qui répond ceci, en sachant donc que l'école ne convient pas à l'enfant, pense qu'il soit normal de les obliger à y aller quand même? Qu'il y a une fatalité au mal-être de certains  enfants scolarisés (une majorité?)? Bien sur, notre société n'est pas pensée pour qu'on puisse s'occuper de nos enfants à plein temps, mais au delà des contingences matérielles, il me semble qu'il y a des contradictions dans tout cela. Dans une société ou l'on sait maintenant que l'enfant est une personne, qu'il est capable de choisir, de savoir qui il est et ce dont il a besoin, qu'il a une soif éperdue d'apprentissage, qu'il ait un qi de 150 ou de 90, POURQUOI ne se fait-on pas davantage confiance? Ne lui fait-on pas davantage confiance? N'ouvre t'on pas (facilement) d'autres systèmes, d'autres pédagogies?

07.09.2008

Mignonne...

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Mignonne, allons voir si la rose


Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.


Ronsard


Voilà ce que récitait Clara, ma fille aînée, en dessinant il y a quelques minutes. C'est à l'école me direz-vous qu'elle a appris cette poésie...Certes, mais avec leur père, ils sont également initiés à cette forme d'écriture, par le biais de chansons, ou même de poèmes, s'ils en ont envie. Ils n'apprennent alors pas parce qu'on les y oblige, mais parce qu'ils en ont envie, parce qu'ils l'entendent plusieurs fois. Il en est de même avec les chansons occitanes, et j'adore entendre cette belle langue dans leur bouche. Avec leur accent.

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Ce soir, je suis allée les chercher chez leur père, avec qui ils étaient depuis vendredi. En effet ils sont ensemble en fin de semaine, et avec moi le reste du temps.


Clara, 9 ans et demi, serait entrée en 6ème.

Ismaël, 8 ans, en CE2.

Louise, 8 ans, également.

Et Mado, 5 ans, en grande section.


Aujourd'hui, Louise et Clara ont recouvert un cahier avec des images qu'elles ont choisies, ce sera le cahier des rêves.

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Elles écriront le matin les rêves qu'elles ont fait. J'aime cette idée, il y en aura donc un ici aussi. Chez leur papa, ils ont également un cahier pour encrer chaque jour (ou presque) ce qu'il ont envie de dire à propos d'une chose qu'ils ont apprise dans la journée. J'en copierai quelques unes un jour, j'aime beaucoup ce qu'ils écrivent (ou dicte pour ce qui est de Mado). C'est un moyen de garder le contact avec l'écriture.

Didier le dit lui même, il a besoin d'un cadre assez scolaire au moins au départ, cela le rassure.

Il propose, les enfants disposent. C'est pour cela qu'ils n'ont pas forcément les mêmes projets.


Je suis moins carrée. Peut-être cela va t'il évoluer, mais je préfère laisser venir...

Nous avons le projet de partir un mois environ au Mexique durant le mois de janvier, pour éviter le plus dur de l'hiver. Ce projet servira de base pour des apprentissages plus théoriques, en fonction de l'avancée de la préparation.

Deux photos prises par Mado, détails de la porte d'une des yourte.

(je préciserai dorénavant quand ce sont eux qui ont fait les photos, comme les deux premières du blog, qui sont de Louise)

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(adresse du site d'où j'ai importé la photo de la rose : http://photosdebailili.canalblog.com/archives/roses/index.html )

06.09.2008

ô rage....

 

image.php?rep=phenomene&fichier=eclairs_orange.jpg

 


...ô désespoir?

Les premiers jours où je me suis installée dans les yourtes, il y a eu des orages.
Impossible pour moi d'y rester. Une peur irrépressible m'envahissait.
Alors, je partais, dormir ailleurs. Une fois, je me suis même traitée de cruche et de peureuse, de façon méprisante.
Comme si je n'avais pas ce droit là, ce droit à la peur.
Et puis, je me suis pardonnée. Dois-je vraiment être forte en toute circonstance, n'ai-je pas droit à quelques répits?
J'ai décidé de lâcher-prise sur cette peur, de ne pas lutter. Juste d'y réfléchir, et de mettre en place diverses aides.

M'étonnant cependant de la fréquence des orages. Leur accordais-je davantage d'attention que les autres années, ou y en a t'il vraiment plus que d'habitude?

Et puis cet orage d'avant hier soir, violent, éclairant en continu comme en plein jour. Ma peur avait disparu, depuis peu. Oui, mais voilà, c'est la première fois que mes enfants sont avec moi. Et là, c'est avec leur peur que j'ai du composer. Quel rapport avec le fait de ne pas les scolariser dans le cursus commun me direz-vous?
Et bien, je pense qu'il est du rôle de l'adulte, quel qu'il soit, d'accompagner les peurs de l'enfant; et combien il y en a au sein de l'école, qui sont annihilées, moquées, réprimées, mais en tout cas peu accueillies. Et pas seulement au sein de l'école, dans la famille également.

Dans notre culture tout simplement.

D'où ce propre regard sur moi quelques jours auparavant....

J'ai alors rassemblé mes enfants dans le même lit, l'image d'une poule avec ses poussins.

Et j'ai chanté. J'ai chanté tout ce qui me passait par la tête : Anikouni, Petit-papa Noël, la Traviata, Kalinka, Comme un petit coquelicot, Une chanson douce.

En m'ancrant dans le sol, et essayant de respirer l'angoisse de mes enfants pour la faire descendre dans les entrailles de la terre, comme un fil conducteur, comme une cage de Faraday en somme.....

Et un grand soulagement en écoutant de nouveau leur rire, leur sourire, et leur joie d'avoir surmonté leur peur.


Suite au prochain orage !!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(image de l'orage copiée sur le site :

http://www.notre-planete.info/photos/photo.php?id=1654&pos=300&rep=cartes&rub=animaux)

 

 

05.09.2008

Une petite présentation s'impose...

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Je suis maman de quatre enfants, séparée, leur papa étant cependant très présent. Nous avons décidé d'un commun accord de pratiquer l'instruction en famille. Autant chez lui que chez moi, de manière complémentaire puisque nous sommes différents.

J'ai pris la décision de vivre en yourte.


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Pourquoi, mais pourquoi donc ?

Ou peut-être, comment, mais comment donc ?

A moins que ce ne soit, quand, mais quand donc ?

Oui, quand cette idée de vivre dans une yourte est-elle née ?

Je ne me suis jamais dit, « tiens, et si j’habitais dans une yourte ? »

Ce fût un processus progressif, un assemblage d’envies, d’évènements, d’impossibles, finalement transcendés en possibles.


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Il y a trois ans, j’ai eu envie d’avoir un petit paradis, où venir les week-end, pour échapper au bruit, aux voisins (que j’aimais au demeurant), où les enfants pourraient crier, jouer nus, où je pourrais me poser dans un fauteuil, sans culpabilité de l’aspirateur claustrophobe dans son placard, et seulement écouter les oiseaux, le vent, juste vivre en harmonie.

Sur ce lieu, j’ai posé une yourte, le plus délicatement possible.

Et j’ai observé, au fil du temps, des moments que j’y passais.

L’air de rien. Sans être seulement consciente de ce qui était en train de se passer en moi.

Parallèlement, le temps des réalités était là, incontournable, parfois douloureux, parfois salvateur (sans ordre), tourbillon de la vie : la séparation, le respect de l’environnement, le chômage, le coût de la vie, la décroissance, les enfants, l’appel. L’appel.

L’évidence.

Un après-midi de ce mois d’avril, alors que j’attendais un agent de la direction départementale de l’agriculture et de la forêt, qui n’ai jamais arrivé ce jour là d’ailleurs, mais c’est une autre histoire…(à moins, en y réfléchissant bien, que cela ne soit lié ?)…alors, écrivais-je donc, que j’attendais ce Monsieur, je regardais la yourte, en bas de la pente, juste éclairée par le soleil. Je la trouvais si belle, si pleine, si reliée.
Et c’est sur la route en rentrant qu’est venue la révélation :

« Mais elle est là ta solution, ta yourte, tu peux aller vivre dans ta yourte !!!!! "

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J'ai donc acheté une deuxième yourte...et nous y voilà.

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La yourte chambre


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La yourte pièce à vivre

Et la forêt alentours qui daigne nous accueillir, les mûres , l'oseille (ben oui, à défaut d'en avoir dans le portefeuille, le sol en est couvert....) et tant d'autres merveilles...

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04.09.2008

J'ai fait un rêve....

...étrange et pénétrant, d'une f.....

Heu, non, c'est pas celui là...

j'ai fait un rêve donc, étrange certes : j'avais un poste à plein temps de professeur des écoles et j'étais heureuse de pouvoir m'occuper de mes enfants malgré ce travail ( oula j'avais écrit travil), et d'être enfin rémunérée.. Et bien oui, c'était donc un rêve, parce que la rémunération des mères à plein temps, je peux toujours courir... alors dans la réalité je cours avec les loups, cela me correspond davantage.


Réveil pluvieux sur les yourtes ce matin, nous allons à la piscine, aprés un joyeux petit déjeuner.

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